jérusalem

Publié le par marie m

Jérusalem en dates

26-36 ap. J-C. : gouvernement de Ponce Pilate. Supplice de Jésus.

70 : Jérusalem prise par les légions romaines sous les ordres de Titus. Sanctuaire détruit. Seul subsiste le « Mur des lamentations ».

132-135 : la ville est interdite aux Juifs.

325 : à l’emplacement supposé du tombeau du Christ, construction de l’église du St Sépulcre. Jérusalem devient un lieu saint pour les chrétiens.

614 : conquête de Jérusalem par les Perses.

635 ou 638 : conquête de Jérusalem par les Arabes.

691 : le calife Abd al-Malik fait construire le Dôme du Rocher sur le mont du Temple.

10e siècle : Jérusalem passe dans l’orbite  de l’Egypte.

1009 : persécution des chrétiens et destruction du St Sépulcre.

1078 : conquête de Jérusalem par les Turcs.

1099 : conquête de Jérusalem par les croisés.

1149 : reconstruction du St Sépulcre.

1187 : prise de Jérusalem par Saladin. Des lieux saints sont rendus à l’Islam. Le St Sépulcre est restitué à l’Eglise orthodoxe. Les Juifs sont autorisés à revenir à Jérusalem.

1261 : Jérusalem sous le gouvernement des Mamelouks du Caire.

1474 : la synagogue de Jérusalem est détruite par la foule suite à une fatwa, puis reconstruite sur ordre du sultan.

1516 : conquête de la ville par les Turcs ottomans.

1838 : le premier consulat britannique est établi à Jérusalem.

1841-1847 : Jérusalem est le théâtre de batailles religieuses entre chrétiens. La France propose une internationalisation de la Ville sainte. Mise en place en 1842 d’un évêché protestant, rétablissement du patriarcat grec-orthodoxe en 1845 et du patriarcat latin en 1847.

1850-1853 : les conflits autour des droits sur l’église du St Sépulcre, entre catholiques et orthodoxes, entraînent la guerre de Crimée en 1856.

1853 : première carte figeant Jérusalem en quatre quartiers homogènes.

Années 1960 : la ville s’étend à l’extérieur des murailles.

1863 : Jérusalem est la première ville de l’Empire ottoman à se doter d’une municipalité interconfessionnelle et autonome.

1874 : naissance du quartier ultraorthodoxe de Mea Shearim.

1882-1904 : première alya : 12000 pionniers émigrent de Russie et de Roumanie pour fonder des colonies agricoles en Palestine. Vers 1890, Jérusalem est majoritairement juive.

1897 : au congrès de Bâle, Théodor Herzl fonde l’Organisation sioniste mondiale OMS.

1909 : fondation de Tel-Aviv.

1917 : conquête britannique. La déclaration Balfour est favorable à l’établissement d’un foyer national juif en Palestine.

1920 : conférence de San Remo : la Palestine devient un mandat anglais.

1922 : Jérusalem devient la capitale de la Palestine mandataire.

1931 : création de l’Irgoun, né d’une scission avec la Haganah, organisation armée sioniste en Palestine mandataire.

1936-1939 : révoltes arabes en faveur de la création d’un Etat arabe indépendant en Palestine.

1947 : le plan de partage par l’ONU prévoit la constitution de la région de Jérusalem-Bethléem en corpus separatum.

1948 : fin du mandat britannique. Proclamation de l’Etat d’Israël à Tel-Aviv. L’Egypte, la Jordanie, l’Irak, la Syrie et le Liban entrent en guerre. Les chars israéliens entrent dans Jérusalem.

1949 : Jérusalem est partagée entre Israël et la Jordanie. Israël déclare officiellement Jérusalem-Ouest comme sa capitale.

1967 : début de la guerre des Six-Jours.

1967-1994 : politique de confiscation des terres arabes à grande échelle.

1993 : accords d’Oslo. Naissance d’un Etat palestinien Jérusalem reste  capitale d’Israël.

2000-2003 : deuxième Intifada.

 

Les mots de Jérusalem

Alya : en hébreu, « montée ». Désigne l’immigration juive en terre sainte puis dans l’Etat d’Israël.

Corpus separatum : le plan de 1947 prévoyait un Etat juif, un Etat arabe et pour Jérusalem un statut à part. La ville internationalisée serait placée sous le contrôle de l’ONU.

Haganah : en hébreu « défense ». Organisation militaire clandestine de la colonie juive de Palestine, ancêtre de l’armée de défense d’Israël (Tsahal).

Intifada : « guerre des pierres ». Nom donné au soulèvement général des Palestiniens qui enflamma les territoires occupés par Israël de 1987 à 1989 ; la deuxième de 2000 à 2003.

Irgoun : « organisation miliaire nationale ». Créée en 1938, elle fut la branche armée de la mouvance sioniste de droite.

Israël : dans la Bible, ce nom désigne à la fois le patriarche Jacob, le peuple issu de ses douze fils et les dix tribus qui auraient formé à partir du 10e siècle av. JC. Le royaume d’Israël, dont la capitale était Samarie.

Knesset : en hébreu, assemblée. C’est la Knesset qui élit le président de l’Etat. Créée en 1949, elle s’est réunie la première fois à Tel-Aviv, avant d’être transférée à Jérusalem en 1950.

 

Lieux saints : vénérés en raison de leur valeur symbolique, leurs origines sont diverses, leur nombre varie au fil du temps. Certaines localités sont communes aux trois monothéismes. Dans le judaïsme, les principaux se situent à Jérusalem et à Hébron. Dans le christianisme, ils désignent les lieux où le Nouveau Testament et la Tradition situent les scènes de la vie de Jésus. Dans l’islam, les plus importants sont à la Mecque, Médine et Jérusalem.

Mont des Oliviers : cette colline abrite le plus grand cimetière juif. Le mont est lié pour les chrétiens à l’ascension du Christ au Ciel, mais les musulmans y ont aussi érigé une mosquée de l’Ascension.

Palestine : la  « Philistie », dans l’Ancien Testament, est la partie de la côte située entre la rivière d’Egypte et la Phénicie. Dans le langage administratif romain, elle désigne l’ensemble du pays qui s’étend de Gaza au lac de Tibériade, du mont Carmel au Jourdain.

Rocher (dôme du) : ce sanctuaire, qui n’est pas une mosquée, fut érigé en 691 par le calife Abd al-Malik autour du rocher qui affleure sur le mont du Temple. Le dôme du Rocher est l’édifice connu le plus ancien de l’Islam.

Sion/sioniste : Sion est le nom d’une forteresse au sud-ouest de Jérusalem dont David s’empara. Par extension, le mont Sion désigne toute la ville. Le mot a donné « sionisme », doctrine apparue en 1896 qui prône la création d’un « foyer nationaliste juif en Palestine ».

Temple : Au 10e siècle av. J-C., Israël se dota s’un temple à Jérusalem. Détruit en 587 av. J-C., l’édifice fut reconstruit au 6e-4e siècle av. J-C. puis embelli sous Hérode, avant d’être incendié par les Romains. Centre religieux doublé d’un établissement financier, il est aussi le symbole politique de l’existence d’un Etat unifié.

Terre sainte : Au moment de la première croisade, lancée en 1095, l’Occident élabore la notion de Terre sainte », qui devient synonyme de terre du Christ.

Via Dolorosa : à partir du 14e siècle, l’Occident met en scène de façon dramatique la passion du Christ et le chemin de croix fait son apparition. Il est transposé à Jérusalem avec la Via Dolorosa (la « voix douloureuse »).

 

 

 

 

 

 

 

 

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