les celtes

Publié le par marie m

                                            Les celtes

 

 

1-L’arbre celtique

 

 

a-Des origines indo-européennes

 

L’hypothèse la plus probable est que les Celtes, pas plus que les Grecs, ne forment une nation unie. Ils trouvent leur origine au sein des riches sociétés paysannes de l’âge du fer européen. Ils empruntent des armes aux peuples atlantiques, des rites funéraires à leurs voisins orientaux, sans compter l’influence des grecs et des Etrusques.

Nous n’avons aucune trace d’une « invasion celtique », on peut supposer qu’ils ont toujours été là.

 

 

b-L’expansion

 

Le premier âge du fer : l’Hallstatt (vers 900 avant JC)

 

Une nouvelle aristocratie se met en place. Les guerriers, des nomades, montent à cheval et font du commerce en même temps qu’ils gagnent de nouveaux territoires. Ils s’emparent de la Grande-Bretagne et de l’Irlande. En 600  avant JC, se déroulent les premiers contacts directs entre les Celtes du Danube et d’Allemagne du Sud et les Grecs.

 

Le second âge du fer : la Tène, apogée de la civilisation celtique (5e-1e s. avant JC)

 

Les Celtes sont alors appelés Keltoïs par les Grecs et Celtae ou Galli par les Romains. Il faut noter que les textes grecs ou latins sont décisifs pour identifier les celtes mais qu’il s’agit là d’un regard extérieur dont le témoignage doit être passé au crible de la critique.

Commence alors une véritable expansion qui s’étend jusqu’à la Roumanie, la Hongrie, l’Espagne, la France, l’Italie, la Grèce mais aussi au cœur de la Turquie. Les Celtes assujetissent les populations locales et font de ces groupes de petites puissances. Cette dispersion fait disparaître la cohésion qui aurait pu sauver les Celtes lors de l’invasion romaine.

 

 

 

2-Celtes et Gaulois

 

 

Il existe non pas un peuple, mais des peuples celtiques, qui se comprennent sans doute difficilement entre eux, avec des coutumes différentes. Leur origine remonte à la préhistoire, époque antérieure à l’invention de l’écriture. Il n’y a donc pas de trace écrite concernant les Celtes avant le 6e siècle avant JC, date à laquelle les Celtes eurent un premier contact avec le monde grec.

Au 6e siècle, par exemple, les Celtes d’Armorique furent recolonisés par les Celtes du pays de Galles.

On note un glissement progressif du terme par César : « …Ceux qui dans leur propre langue s’appellent les Celtes, nous les appelons Gaulois. »

Puis, dans « la guerre des Gaules », on en déduit qu’il existait plusieurs peuples gaulois.

 

 

 

3-Organisation de la société : une société patriarcale

 

 

On peut supposer que les Celtes ont subi un développement continu. Les données archéologiques montrent clairement qu’au 8e siècle avant JC, les populations qui occupent l’Europe au nord et à l’ouest des Alpes présentent dans leur costume, leurs rites funéraires, leur habitat et leur économie des caractéristiques homogènes qui perdurent jusqu’à la conquête romaine.

Aux 4e et 3e siècles avant JC, la société celtique est organisée autour des familles aristocratiques, l’habitat est dispersé dans une campagne intensément cultivée, les sites de hauteur fortifiés qui les encadrent ne jouent le rôle de ville que dans certaines régions et durant une courte période.

 

On connaît par ailleurs en détail, région par région et génération par génération les modes de vie, goûts artistiques et rituels des peuples celtes qui diffèrent peu des autres peuples de l’âge du fer.

Ils s’en distinguent à partir du 5e siècle avant JC : ils développent une culture originale où le monde rural pèse beaucoup plus lourd que les agglomérations ; l’art exclut pratiquement toute représentation réaliste ou narrative ; l’usage de l’écriture est limité ; les grandes familles semblent contrôler toute la société. C’est seulement à partir du 2e siècle avant JC que le modèle méditerranéen s’impose en deux ou trois générations, aussi bien dans l’organisation politique que dans la vie matérielle.

 

 

 

4-Structure de la société celtique

 

 

Elle reproduit le schéma de l’idéologie tripartite des Indo-européens :

 

-         La classe sacerdotale qui possède le Savoir et fait la Loi ; elle administre le sacré et le religieux.

-         La classe guerrière qui gère les affaires militaires sous le commandement du roi.

-         La classe des producteurs (artisans, agriculteurs, éleveurs etc…) qui doit subvenir aux besoins de l’ensemble de la société et en priorité ceux des deux autres classes

 

Hiérarchie et structure de la classe sacerdotale 

 

-         Le druide est à la fois ministre du culte, philosophe, gardien du savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi. Il est en premier lieu l’intermédiaire entre les dieux et les hommes. Le druidisme est non seulement la religion des peuples celtes mais aussi le fondement de toute leur civilisation.

-         Le barde est spécialisé dans la poésie orale et chantée, son rôle est de faire la louange, la satire ou le blâme. Ses fonctions sont obligatoirement religieuses, pour des domaines, qui de nos jours, relèvent du profane. La musique et le chant étant l’art de leur fonction.

-         Le vate est un devin, prophète, oracle. Il s’occupe du culte, de la médecine. Les femmes participent à cette fonction de prophétie : divination, voyance, médecine (magique, sanglante et végétale) sous forme poétique (récitations, incantations).

 

Le rôle du druide dans la société :

 

En tant que ministre de la religion, le druide procède à tous les rites cultuels, et en particulier aux sacrifices.

L’enseignement, c’est-à-dire la transmission orale du savoir, fait aussi partie de ses responsabilités.

Dans le contexte celtique, le domaine juridique fait partie de la théologie et relève donc de la religion : les druides sont à la fois juristes et juges. Si c’est le roi qui prononce la sanction, c’est le druide qui conseille.

En tant que garant du savoir, il est logique que les domaines de l’histoire, de la généalogie, de la toponymie soit de son ressort, étant entendu que ce que nous appelons mythologie avait une réalité à cette époque.

 

Le binôme druide/roi :

 

Le roi ne prend pas la parole avant le druide, mais ils forment une sorte de binôme indispensable et antagoniste. Si le roi exerce la souveraineté, il le fait sous l’inspiration du druide qui lui doit le conseil ; il y a dépendance du pouvoir politique au spirituel.

 

Les pratiques :

 

L’attention portée aux présages est générale, car ils sont l’expression des volontés divines et donc les présages et la divination ne peuvent relever que du religieux dans la mesure où le druide est l’intermédiaire et sa parole sacrée.

La geis (interdit) a force de loi. Elle s’adresse principalement au roi et à la classe guerrière et recouvre l’ensemble des activités de la vie quotidienne.

 

La magie, dont la médecine est un prolongement, fait appel à des techniques rituelles. Les plantes médicinales en sont un élément important ; il faut aussi noter l’élixir d’oubli qui affecte la mémoire, la musique, laFontaine de Santé qui guérit les blessés dans les batailles et ressuscite les morts, la pomme, symbole celtique par excellence de l’immortalité et du savoir, la cueillette du gui accompagné de sacrifices de taureaux etc…

 

Les éléments aussi participent à cette religion : l’eau par son pouvoir de lustration (cérémonie de purification), le feu qui sert aux sacrifices ou à la purification des troupeaux, le vent qui a pouvoir d’égarer ou d’anéantir, le brouillard qui permet de se déplacer de manière invisible.

 

Les incantations sont aussi une pratique très usitée.

 

Les fêtes religieuses :

 

L’année celtique est marquée d’une saison sombre et une saison claire et comporte quatre grandes fêtes religieuses au caractère obligatoire, l’absence étant punie de mort.

 

Samain dont le sens est  «  réunion » a lieu le 1e novembre. Elle inaugure une période de noirceur et d’épreuves. C’est le passage d’une année à l’autre, sa célébration dure une semaine qui est hors du temps, ce qui favorise le contact avec l’Autre Monde, le moment où les vivants et les morts se rapprochent.

 

Imbolc qui signifie « lustration » est le 1e février. C’est la purification et la fin de la période hivernale. Cette fête évoque l’éveil, le printemps, le temps de la régénération.

 

Beltaine, «  les feux de Bel », en rapport avec Belenos (équivalent d’Apollon dans le panthéon classique) et sa parèdre (associée à) Belisama, « la très brillante », marque le passage de la saison sombre à la saison claire avec le changement d’activités que cela implique.

 

Lugnasad est l’ « assemblée de Lug » (dieu aux « multiples arts », qui restaure l’ordre et le droit, sorte de Mercure celte), le 1e août. Cette fête, associée à la moisson, aux bénéfices, à l’abondance était consacrée au roi dans son rôle de redistributeur des richesses et de protecteur.

 

Plus qu’une religion au sens où nous le comprenons aujourd’hui, le druidisme est le fondement même de la civilisation celtique, et le règlement de l’ensemble de la société. Toute la vie des celtes est sous le contrôle des druides.

 

Les Celtes étaient convaincus de l’immortalité de l’âme. Des confusions dans la lecture des textes ont suggéré la notion de réincarnation, mais celle-ci est inexistante.

 

Le Sidh est le nom gaélique qui désigne l’Autre Monde celtique. Il se situe à l’ouest, au-delà de l’horizon de la mer, dans des îles magnifiques ; sous la mer, dans les lacs et les rivières où se situent de somptueux palais de cristal aux entrées mystérieuses ; sous les collines et les tertres. C’est le séjour des dieux.

 

 

 

5-La femme celte

 

 

Chez les Celtes, les structures sociales étaient celles de tous les peuples indo-européens, le premier rang était dévolu à l’homme (société patriarcale). Toutefois, la condition de la femme était avantageuse par-rapport à certaines autres sociétés.

 

Si la propriété foncière était collective, la propriété mobilière individuelle était admise. La femme pouvait user de ses biens personnels à sa guise et conservait ses droits en cas de mariage.

 

En théorie, la femme celte choisissait librement son époux et lorsque c’est elle qui possédait plus de biens que son mari, c’est elle qui dirigeait toutes les affaires du ménage. En se mariant, la femme celte appartenait toujours à sa famille d’origine. Si l’homme décidait d’abandonner sa femme, il devait s’appuyer sur des motifs graves, sinon, il devait payer des dédommagements. La femme pouvait se séparer de son mari en cas de mauvais traitements. Le divorce pouvait aussi s’effectuer par consentement mutuel.

En-dehors du mariage, il existait une sorte de concubinage réglementé par des coutumes très strictes. Un homme pouvait prendre une concubine mais s’il était marié, il ne pouvait le faire sans l’accord de son épouse légitime.

 

Dans les familles royales, la transmission des biens ou de la souveraineté se faisait par l’intermédiaire de la mère ou de l’oncle maternel.

 

En principe, les enfants appartenaient à la famille du père. Le système du « fosterage » était pratiqué. Il consistait à envoyer les enfants dans une autre famille afin qu’ils reçoivent une éducation manuelle, intellectuelle et guerrière, ce qui élargissait le cercle de la vie familiale.

 

D’où vient la place enviable de la femme celte dans la société ?

 

Cette situation vient de l’image que se sont fait les Celtes pour « cet être doué de donner la vie ». Toute la tradition celtique, galloise, irlandaise, bretonne insiste sur le caractère de souveraineté de la femme.

On retrouve ce sentiment dans la littérature européenne du Moyen-Age.

 

-le cycle arthurien (cf. annexe 1), du nom du roi Arthur : la reine Guenièvre(Gwenhwyfar en gallois) est le modèle de ces femmes qui incarnent la souveraineté.

 

-La plupart des héroïnes des légendes celtiques proviennent du souvenir d’une antique déesse solaire. Dans toutes les langues celtiques, le mot soleil est féminin et le mot lune est masculin. Le visage de cette divinité se retrouve aussi dans la légende de Tristan et Iseut. ( cf. annexe 2)

 

-La quête du Graal, dont la version primitive est d’esprit entièrement païen et même druidique, est la recherche passionnée d’un objet sacré qu’on ne peut obtenir que grâce à une femme aux multiples visages. Dans l’imagination des celtes, la femme est l’initiatrice, la messagère des Dieux, celle qui introduit l’homme dans un monde nouveau, celui des réalités supérieures.

 

-Cependant, par cette puissance qu’elle incarne, la femme a inquiété les Celtes et ils ont cherché à s’en rendre maîtres. Ne pouvant s’en passer en tant que mère, épouse, ou amante, il a fait en sorte de jeter sur elle de terribles interdits teintés de culpabilité. Pour exemple, la légende de la ville d’Ys: la souveraineté féminine est occultée, engloutie par les eaux, dans l’inconscient, mais lorsqu’elle réapparaîtra en plein jour, alors sera retrouvé le paradis perdu où règne, toute puissante, la femme-soleil, celle qui donne la vie et procure l’amour.

 

La femme celte occupe donc bien une position favorable dans la société dans laquelle elle vit. Sa condition s’est ensuite dégradée et elle devra attendre des siècles pour reconquérir ses droits. On peut considérer que la femme européenne d’aujourd’hui possède en gros les mêmes droits matrimoniaux que la femme celte.

 

 

 

6-Mythologie celtique ; le panthéon celtique : quelques éléments

 

 

Mythologie :

 

Nous connaissons les Celtes continentaux à travers les historiens romains qui ont « interprété » à l’aune de leurs connaissances les dieux celtiques en termes de leurs équivalents romains approximatifs, leur faisant perdre leur saveur celtique en cours de route. On peut obtenir des informations plus sûres sur les Celtes de l’ouest parce que l’Irlande n’a jamais été romanisée et elle n’a été convertie au Christianisme qu’au 5e siècle de notre ère.

La mise au jour de nombreux objets celtiques a permis aux chercheurs d’obtenir une vision différente de celle décrite par les auteurs gréco-romains.

Ecrits après la chute de l’Empire romain, il existe les textes irlandais et gallois pour comprendre la mythologie des Celtes païens. Certaines traditions mythologiques ont inspiré les romans arthuriens de l’époque médiévale.

Les textes gallois sont plus christianisés et les éléments mythologiques sont moins apparents que dans les textes irlandais.

 

Panthéon : quelques dieux et déesses :

 

Arianrod : déesse galloise, unique fille de Dôn,la déesse-mère, est la sœur incestueuse du magicien Gwydion avec lequel elle aurait conçu llew à la  «  main habile » dont le nom est certainement la transcription galloise du dieu irlandais Lugh.

Abnoba : déesse gauloise de la chasse et des rivières ; elle était aussi la déesse  des accouchements. Elle a été assimilée à Diane.

Beag : déesse irlandaise qui possédait un puits magique gardé par ses trois filles. Finn vint à ce puits et répondit aux trois énigmes. L’une des filles l’aspergea d’eau, il en avala et la sagesse vint en lui.

Crom Crom Cruaich : c’est le plus ancien et le plus vénéré parmi toutes les tribus d’Irlande.

Dagda : dieu irlandais de la fertilité, de la terre et l’abondance mais aussi des arts, de la connaissance, de la magie et de la musique.

Don : déesse galloise, mère des « enfants de Don » qui luttèrent contre les « enfants de Llyr », de la famille des géants.

Finn : l’un des plus célèbre héros irlandais qui découvrit la sagesse.

Llyr : souverain gallois mythique.

Lugh : dieu irlandais, maître des arts.

Morrigan : déesse de la Guerre et de la Mort.

Oengus : fils de Dagda, sa naissance adultère aurait été camouflée par un subterfuge de son père, lequel aurait arrêté la course du soleil et la marche du temps pendant neuf mois afin que le bébé naisse avant le retour de l’infortuné mari.

Ogmios : dieu gaulois de l’éloquence et de la connaissance.

Toutatis : dieu gaulois de la guerre, il est l’équivalent du dieu romain Mars.

 

 

 

7-L’art celte, l’artisanat 

 

 

L’art des Celtes commence avec le premier âge du fer mais certains qualifient toutefois l’âge du bronze de « protocelte ». (champ d’urnes, dans lesquelles étaient entreposées les cendres des défunts, vastes nécropoles)

L’art de la première période du fer est basé sur une géométrie rectiligne tandis que l’art de la Tène utilise surtout la courbe et la contre- courbe.

 

Un art de petits objets utilitaires

 

Dans les domaines de l’armement, du foyer et de la parure.

Les Celtes ne s’intéressent pas à la représentation fidèle de la nature, ils ont développé un art aux tendances curvilignes et non figuratif, un art original, inventif, qui privilégie la stylisation et utilise abondamment la courbe, la volute, l’arabesque, un art qui tend vers l’abstraction.

Parmi les objets d’usage courant, les fibules (ancêtre de l’épingle à nourrice) ont une signification symbolique et jouent le rôle d’amulettes pour conjurer le mauvais sort. Elles mêlent des animaux fantastiques à des représentations anthropomorphes (humaines) à la limite de la caricature. Les oiseaux sont les plus représentés

 

Un art du métal

 

Qui utilise surtout le fer, le bronze et l’or. Nombreuses fabrications de pièces de monnaie. L’orfèvrerie s’enrichit aussi du travail de l’ivoire, de l’os, de la corne, des pierres précieuses, du verre, de l’ambre, du corail (efficace contre le mauvais sort). L’art des Celtes s’exprime aussi par les émaux, la pierre, la céramique.

 

Un art du décor

 

L’art des Celtes est un art qui ne cherche ni à copier la réalité, ni à en donner une image idéale. Cette volonté de faire de l’art un pur décor est un choix délibéré : dès ses débuts, les celtes stylisent, transforment animaux et plantes. Ils aiment particulièrement la courbe, la contre-courbe, la spirale, le tracé en S, le triscèle (cf. annexe 3) et le svastika (cf. annexe 3), la rosette et la lyre, la feuille, le lotus et les larmes etc…

 

Un art ouvert aux influences extérieures (notamment aux influences méditerranéennes)

 

L’architecture :il n’y a pas d’architecture celtique puisque les Celtes n’ont pas construit en pierre mais en bois et en torchis.

 

La sculpture

 

Pendant longtemps, la représentation du corps humain a été interdite sauf lorsqu’il s’agissait de divinités ou de morts.

Les Celtes  ont été obsédés par la mort et dominés par le sentiment de la puissance irrémédiable de l’au-delà.

 

La céramique : les Celtes utilisèrent le tour de potier dès le 5e siècle avant JC mais n’acquirent jamais la technique des artistes classiques.

 

Les différents styles de l’art celtique

 

Le premier âge du fer se caractérise par un décor géométrique. Cet art tend déjà à devenir figuratif : on y voit des hommes et des animaux sous forme de croquis simplifiés. Cette tendance au schématisme linéaire ne disparaîtra jamais complètement de l’art celte. Le goût pour l’ornementation entraîne souvent une surcharge.

 

 

 

8-Les langues celtes

 

Les différentes langues celtiques

 

Elles font partie des langues indo-européennes apparues aux environs de 2300 avant JC. Vers 300 avant JC, elles étaient parlées en Gaule, en Irlande, en Espagne, en Italie du Nord, en Europe centrale et dans les Balkans.

 

Il existe trois grandes branches dans la langue celtique :

-         La plus ancienne est le goidélique, le gaëlique,la langue des Irlandais.Elle fut introduite en Ecosse au 5e siècle avant JC, elle atteignit ensuite l’Ile de Man où certains continuent encore à la parler.

-         Le brittonique est la langue des Brittons, anciens habitants de la Grande-Bretagne.

-         Le picte est une langue qui reste énigmatique. Nous la connaissons surtout grâce à des inscriptions sur les pierres où l’on reconnaît des éléments celtiques. Les Pictes occupèrent l’Ecosse du Nord.

 

L’écriture

 

Les Celtes ne développèrent pas d’alphabet mais ils utilisèrent quand même l’écriture en transcrivant leur langue à l’aide d’alphabets étrangers. Les druides utilisèrent l’écriture dans le domaine profane car il n’était pas permis de transcrire les textes sacrés.

Les inscriptions celtiques ont utilisé un alphabet d’emprunt, plus ou moins adapté : l’alphabet ibère à partir de 30 avant JC environ, l’alphabet étrusque et les alphabets grec et latin pour le gaulois (du 3e siècle avant JC au 3e siècle après JC). Peu de textes possèdent de phrases entières, il s’agit surtout de noms de personnes, de dieux ou de peuples.

L’interprétation de ces documents repose largement sur des hypothèses comparatives, appuyées sur les autres dialectes indo-européens.

 

 

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